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ECOUTES ILLEGALES :Espionnage de journalistes : audition de deux super-flics au Parlemen

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Message par kellie le Sam 6 Nov - 8:46


La Délégation parlementaire aux Renseignements (députés et sénateurs) a auditionné le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, sur les affaires d'espionnage de journalistes. L'audition conjointe, à huis clos, a duré deux heures et demie, jeudi matin, dans une salle de l'Assemblée nationale
Initialement dédié au terrorisme, l'ordre du jour en a été modifié en raison de l'actualité.



Elle intervient en effet après les révélations du Canard Enchainé concernant l'existence d'une cellule, dirigée depuis l'Elysée, chargée de surveiller les journalistes enquêtant sur des sujets supposés sensibles. Dans la matinée, invité sur France 2, Brice Hortefeux avait démenti l'existence d'une telle officine en marge des services officiels. De son côté, Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a affirmé à l'AFP qu'«il n'existe pas de cabinet noir à la DCRI». Des élus de gauche ont réclamé une enquête.

Les propos échangés lors de l'audition n'ont pas été dévoilés, certains participants invoquant le «secret défense».

Dans le même temps, le site d'information Mediapart, dirigé par Edwy Plenel, qui a joué un rôle important dans la révélation de l'affaire Bettencourt, a annoncé jeudi que deux de ses journalistes, enquêtant sur les affaires Karachi et Bettencourt, ont fait l'objet d'une surveillance des services français.

«Géolocalisés» lors de leurs déplacements

«Nous avons appris que nous avons été géolocalisés lors de nos déplacements en mars-avril, alors que nous enquêtions sur les rétrocommissions et l'attentat de Karachi avec Fabrice Arfi, explique Fabrice Lhomme, l'un des deux journalistes de Mediapart concernés. A l'époque, nous avions des rendez-vous aussi bien avec Claude Guéant, Brice Hortefeux ou Bernard Squarcini, mais aussi avec des informateurs discrets comme d'ancien responsables des services secrets».

Les deux journalistes ont enquêté pour leur livre publié en mai, «Le contrat, Karachi l'affaire que Sarkozy voudrait oublier» (éditions Stock. «Ces opérations «ont été réactivées quand, à partir de juin, nous avons commencé à travailler sur l'affaire Bettencourt», ajoute Fabrice Lhomme.

Dans un éditorial mis en ligne sur le site, son fondateur Edwy Plenel interpelle jeudi Nicolas Sarkozy sous le titre «Espionnage d'Etat des journalistes: Monsieur le Président, cela vous concerne».
Journalistes espionnés : l'Elysée dément, «Le Canard enchaîné» persiste



L'hebdomadaire satirique précise même qu'un groupe dédié a été spécialement monté par le directeur pour se charger de cette mission. Méthode classique de cet espionnage, selon le journal : l'équipe qui serait composée d'anciens des RG, se procure les factures détaillées du fixe et du portable du journaliste suspecté. Ce qui lui permet d'enquêter sur ses sources.

Une allégation «totalement farfelue», selon l'Elysée


«C'est du grand n'importe quoi !», a dénoncé le patron de l'UMP, Xavier Bertrand.«Ce n'est pas la première fois que Le Canard enchaîné est pris en flagrant délire, il reste dans la même veine», at-il dit. «Ce ne sont que des allégations. Je regrette que, pour écrire des articles comme cela, on n'étaye pas un peu plus», a déclaré, de son côté, le chef de file des députés du parti présidentiel, Jean-François Copé, devant l'Association des journalistes parlementaires. Une allégation qualifiée de «totalement farfelue» par l'Elysée, qui ne fait pas plus de commentaires.

Le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, a affirmé mercredi qu'«il n'existe pas de cabinet noir à la DCRI», dans un communiqué adressé à l'AFP.

«La DCRI ne s'occupe pas des journalistes, mais, éventuellement, de leurs sources», a-t-on toutefois poursuivi. Elle est «chargée, notamment, de la lutte contre le terrorisme, mais aussi de celle contre la compromission, ainsi que de la défense des intérêts de l'Etat. Lorsque des fuites interviennent à haut niveau dans un cabinet ministériel, il est de son devoir de s'en saisir. Elle a une structure hiérarchique (directeur général de la police nationale, directeur du cabinet du ministre) et lui rend compte de ses saisies d'initiative», a-t-on ajouté dans l'entourage de M. Squarcini.

«Le Canard enchaîné» persiste et signe

Mercredi, «Le Canard enchaîné» a maintenu ces accusations : «Il est normal que Sakozy soit en colère... Il veut connaître les sources. Quand on enquête sur les sources, eh bien on tombe sur les journalistes et donc c'est de l'espionnage de journalistes, ce qui est formellement interdit par la loi française et par la Commission européenne», a déclaré le directeur de l'hebdomadaire, Claude Angeli, ajoutant qu'il ne s'était pas lancé «avec un titre comme ça sans biscuit».

Depuis des semaines, et notamment dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt, les suspicions d'espionnage de journalistes se multiplient. Le Monde a clairement visé l'Elysée en déposant plainte contre X pour violation de la protection des sources. «Les services du contre-espionnage ont été utilisés pour rechercher l'informateur d'un de nos reporters», écrivait récemment le journal.

Enfin, le Canard rappelle que des vols d'ordinateurs ont été commis ces derniers jours au sein de plusieurs rédactions comme celles du Point ou de Mediapart, mais aussi au domicile d'un journaliste du Monde.
POLEMIQUE :
<H1 style="PADDING-BOTTOM: 5px; LINE-HEIGHT: 23px; MARGIN: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-RIGHT: 0px; COLOR: rgb(102,102,102); FONT-SIZE: 21px; PADDING-TOP: 0px" class=titre>Hortefeux : «Pas de Stasi ou de KGB en France»</H1>Brice Hortefeux a réagi aux informations du Canard Enchaîné publiées mercredi accusant Nicolas Sarkozy de superviser l'espionnage de journalistes. «Il n'y a pas de police politique dans notre pays», a affirmé le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux jeudi matin sur France 2.«C'est une plaisanterie. Vous savez, la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur, ndlr), ce n'est pas la Stasi ou le KGB», ajouté Brice Hortefeux. «L'objectif de la DCRI, ce n'est pas de suivre des journalistes, c'est d'interpeller des terroristes», a-t-il ajouté.



Rappelant que, depuis une loi d'octobre 2007, l'activité des services de renseignements était suivie par les parlementaires, le ministre a assuré qu'«il y a un souci de transparence» sur le sujet.

Le Canard Enchaîné écrivait mercredi que le chef de l'Etat «supervise l'espionnage des journalistes», en demandant au chef de la DCRI «de surveiller tel ou telle membre de la presse. Et une petite équipe d'anciens des RG se met aussitôt en chasse». L'Elysée a qualifié l'information de l'hebdo satirique de «totalement farfelue». Mercredi soir, le directeur de la DCRI Bernard Squarcini, parlant d'«informations grotesques», a également déclaré qu'il n'y avait «pas de cabinet noir à la DCRI» chargé d'enquêter sur des journalistes.

Le Canard a néanmoins maintenu ses informations. «Les sources du Canard sont bonnes et on ne se lance pas avec un titre comme ça sans biscuit», aasurait mercredi le directeur de l'hebdomadaire, Claude Angeli .
<H3 style="PADDING-BOTTOM: 0px; MARGIN: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-RIGHT: 0px; COLOR: rgb(51,102,204); FONT-SIZE: 11px; FONT-WEIGHT: normal; PADDING-TOP: 0px" class="surtitre coul-pol">REVELATIONS :
<H1 style="PADDING-BOTTOM: 5px; LINE-HEIGHT: 23px; MARGIN: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-RIGHT: 0px; COLOR: rgb(102,102,102); FONT-SIZE: 21px; PADDING-TOP: 0px" class=titre>Accusations d'espionnage contre l'Elysée : la gauche réclame une enquête</H1>



Après les accusations du Canard enchaîné selon lesquelles Nicolas Sarkozy supervise «personnellement» l'espionnage de certains journalistes couvrant des affaires sensibles, les réactionspolitiques se multiplient, alors que l'Elysée qualifie l'allégation de «totalement farfelue».






Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale PS aux libertés publiques et à la justice : «Nous ne portons pas d'accusation. Mais les révélations du Canard enchaîné sont extrêmement graves. Nous demandons qu'une enquête soit menée et que le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, soit entendu par la commission des Lois de l'Assemblée nationale». «L'heure des explications est venue. Il ne faut pas laisser le soupçon s'installer davantage».

Aurélie Filippetti, également membre de la direction du PS, députée de Moselle, demande au chef de l'Etat de «s'en expliquer d'urgence». Les révélations sur l'espionnage de journalistes sont «très inquiétantes pour notre démocratie». «Le président de la République, qui semble-t-il se révèle le fils spirituel de Richard Nixon, (Ndlr : président américain impliqué dans le scandale des écoutes du Watergate) doit parler et tourner le dos à ces pratiques honteuses».

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : «Une commission indépendante doit au plus vite enquêter sur ces informations, ainsi que sur les cambriolages commis au Monde, au Point et à Médiapart». «Cela n'a rien de farfelu, cela s'appelle la démocratie». «Ces révélations ne sont qu'un des multiples épisodes de la crise que nous vivons depuis cet été. A chaque fois que la presse révèle des faits graves sur des membres du gouvernement, ceux-ci se retranchent dans le déni ou le mensonge».

leparisien.fr



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