Chiffres du VIH en France en 2010

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Chiffres du VIH en France en 2010

Message par kellie le Sam 3 Déc - 11:18

Chiffres du VIH en France en 2010
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 29 novembre 2011 dresse le tableau de l'épidémie de VIH en France. En 2010, près de 6 300 personnes ont découvert leur séropositivité, ce chiffre étant stable par rapport à 2009. Mais de fortes disparités existent entre groupes de populations et entre régions. On observe une stabilité chez les hétérosexuels tandis que le nombre de découvertes augmente encore chez les homosexuels.

2 500 découvertes de séropositivité concernent des homosexuels masculins, ce qui représente 40 % de l'ensemble des découvertes (38 % en Ile-de-France, 48 % en métropole hors Ile-de-France et 16 % dans les DOM). Ces diagnostics sont en augmentation, surtout chez les moins de 25 ans.

3 600 découvertes de séropositivité concernent des hétérosexuels (2 000 femmes et 1 600 hommes), soit 57 % de l'ensemble des découvertes (60 % en Ile-de-France, 49 % en métropole hors Ile-de-France et 82 % dans les DOM). Les plus de 50 ans sont particulièrement concernés.

70 découvertes de séropositivité concernent des usagers de drogues injectables, soit 1 % des découvertes (1 % en Ile-de-France, 2 % en métropole hors Ile-de-France et moins de 1 % dans les DOM).

Les régions les plus touchées sont la Guyane (avec 1464 sérologies VIH positives par million d'habitants), l'Ile-de-France (460), la Guadeloupe (816), la Martinique (268) et Mayotte (209).

En 2010, environ 5 millions de sérologies VIH ont été réalisées (dont 8 % dans un cadre anonyme, le plus souvent en centre de dépistage anonyme et gratuit). Ce nombre est constant depuis 2005, alors que près de 40 000 personnes ignorent encore qu'elles sont séropositives et que le nombre estimé de nouvelles contaminations chaque année est de près de 7 000 cas (selon une évaluation menée en 2008).

Parmi les découvertes de séropositivité en 2010, on compte 30 % de diagnostics très tardifs (défenses immunitaires très affaiblies et quantité élevée de virus dans le sang) et 36 % de diagnostics précoces (au tout début de l'infection par le VIH). Ces dépistages tardifs sont autant d'opportunités manquées qui montrent que « les marges d'amélioration en matière de diagnostic sont encore considérables dans notre pays », comme le souligne François Dabis (Université de Bordeaux, Isped, Centre Inserm).

« Le dernier plan national rendu public il y a un an propose d'intensifier et de diversifier les stratégies de dépistage, notamment par les médecins généralistes qui devraient systématiquement proposer le test, y compris en dehors de tout risque repéré, rappelle François Dabis. Sans oublier le dépistage répété des populations les plus touchées, le dépistage dans les services d'urgence qui a déjà fait la preuve de sa relative utilité, le dépistage à organisation communautaire et d'autres approches innovantes qui restent à expérimenter ». C'est maintenant aux politiques de fixer le cap sous forme d'objectifs chiffrés de réduction des nouvelles infections

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 29 novem
bre 2011.

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