Grippe A Faut-il avoir peur du vaccin ?

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Grippe A Faut-il avoir peur du vaccin ?

Message par Admin le Jeu 24 Sep - 18:17

Grippe A Faut-il avoir peur du vaccin ?



Les conditions de fabrication du vaccin sont-elles fiables ?

Réponse des experts : oui ! Les 94 millions de doses commandées par la France aux laboratoires pharmaceutiques ne sont pas des vaccins fabriqués à la va-vite. « Pour tenter de prendre de cours l'épidémie de grippe A, la production à grande échelle s'est faite, certes, plus rapidement que pour le vaccin contre la grippe saisonnière. Mais seules les procédures administratives ont été accélérées, pas les tests nécessaires pour prouver son efficacité et son innocuité », souligne le Pr Claude Hannoun, de l'Institut Pasteur, auteur de La Grippe, ennemie intime, Ed. Balland.

Est-il exact que des « adjuvants » sont associés aux substances actives du vaccin ?

Oui, la plupart des doses contiennent des adjuvants généralement obtenus à partir d'aluminium, de mercure ou de squalène, une substance huileuse présente naturellement chez l'homme et dans le foie de certains animaux. Ce dernier composant est principalement utilisé dans le cas du vaccin contre la grippe A car il stimule la réponse immunitaire, c'est-à-dire l'efficacité même du vaccin. Il permet aussi de réduire la dose virale pour chaque injection et donc de produire davantage d'unités.

Faut-il s'inquiéter de la présence de ces adjuvants ?

Là commence la querelle d'experts. Pour l'eurodéputée Michèle Rivasi, agrégée de biologie, ces adjuvants pourraient être nocifs et entraîner des effets secondaires graves. Selon le Dr Garcia, porte-parole pour la grippe du laboratoire Sanofi-Pasteur, il n'existe pas de preuve établissant un lien évident entre ces adjuvants et l'apparition des troubles supposés. De même, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle qu'en 1997, 22 millions de doses antigrippales comportant du squalène ont été administrées sans entraîner de problème. Mais les sujets concernés étaient majoritairement âgés. « Lorsque l'on injectera ce vaccin contenant du squalène à d'autres tranches d'âge, le suivi de manifestations postvaccinales indésirables devra être assuré », précise l'OMS. Par principe de précaution, des vaccins sans adjuvant devraient être proposés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.

Comment être sûr que le vaccin est sans danger ?

Pour répondre à cette question, il faudra attendre les résultats définitifs des tests en cours. Une chose est sûre : l'autorisation de mise sur le marché ne sera délivrée par l'Agence européenne du médicament que s'ils sont concluants. Les résultats intermédiaires déjà publiés en Grande-Bretagne sont rassurants. Ils montrent, pour le moment, que le vaccin n'entraîne que quelques effets secondaires bénins : rougeurs, tensions musculaires locales, céphalées.

Est-on sûr qu'il sera efficace ?

Difficile, pour l'instant, de l'affirmer. Point positif : les tests intermédiaires montrent qu'il assurerait une bonne immunité au point qu'une seule dose serait suffisante pour protéger le patient. A condition que le virus ne mute pas d'ici au début de la campagne de vaccination !

Quelles précautions prendre avant de se faire vacciner ?

Il est sage de solliciter l'avis de son médecin traitant avant de se faire vacciner. Il faut en effet pouvoir discuter avec lui des antécédents médicaux, des risques d'allergie, notamment à l'œuf (qui entrent dans la composition des vaccins) ou à d'autres produits présents dans les doses. Ce qui suppose un minimum de temps. Or, une circulaire prévoit que chaque agent vaccinateur devra traiter jusqu'à trente personnes par heure. Dans ces conditions, les patients ne pourront, d'évidence, bénéficier d'un avis éclairé sur ce vaccin.

Qui sera prioritaire pour être vacciné ?

Le Haut comité de santé publique (HCSP) a recommandé un ordre de priorité : les femmes enceintes d'abord, et en premier lieu celles ayant passé le cap du premier trimestre de grossesse ; puis l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois (ces derniers ne pouvant pas être vaccinés directement du fait de l'immaturité de leur système immunitaire) ; les bébés de 6 à 23 mois ; les sujets de 2 à 64 ans et les plus de 65 ans présentant des facteurs de risque (pathologies respiratoires et cardio-vasculaires, obésité, diabète, sida...). Viennent ensuite toutes les personnes de plus de 2 ans sans facteur de risque. Précision du HCSP : les femmes enceintes, les enfants de 6 à 23 mois et les personnes immunodéprimées devront bénéficier prioritairement de vaccins sans adjuvant. Le gouvernement devrait bientôt faire connaître la liste définitive des personnes concernées.

Peut-on refuser de se faire vacciner ?

Le vaccin n'est pas obligatoire. Indépendamment des risques personnels d'attraper la grippe A, la question de la transmission du virus à son entourage familial ou professionnel se pose. En cas d'épidémie massive, les mesures d'hygiène seront insuffisantes et seule la vaccination permettra, alors, de limiter la diffusion du virus.
Sophie Viguier-Vinson. Pèlerin n°6617. Photo : Jean-François Frey / L'Alsace


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