Toutes les 30 secondes, un enfant meurt du paludisme (ce dossier est de 2007)

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Toutes les 30 secondes, un enfant meurt du paludisme (ce dossier est de 2007)

Message par kellie le Ven 19 Nov - 7:40


A l'occasion de la JOURNEE MONDIALE CONTRE LE PALUDISME, LE 25 AVRIL, l'Unicef rappelle que des progrès ont été faits dans la prévention par la distribution massive de moustiquaires. Mais, malgré des traitements et une prophylaxie efficaces, le paludisme est encore un problème majeur.

Malgré une distribution massive de moustiquaires et des traitements efficaces, le paludisme est encore un problème majeur.

« Toutes les 30 secondes, un enfant africain meurt du paludisme, une maladie curable et évitable » a déclaré Ann M. Veneman, la directrice générale de l’Unicef, à l’occasion de la Journée africaine contre le paludisme le 25 avril.

Il y a 350 à 500 millions de nouveaux cas de paludisme dans le monde chaque année. Cette maladie provoque plus d’un million de décès tous les ans. Plus de 80% des victimes vivent en Afrique subsaharienne. Là, le paludisme est à l'origine d'environ un décès d'enfant sur cinq. Les personnes les plus vulnérables sont les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants de moins de cinq ans.
[b]Les femmes enceintes et les enfants




Une crise de paludisme a des conséquences non seulement sur la santé de la femme pendant sa grossesse mais aussi sur celle de son enfant à naître, qui risque de présenter une insuffisance pondérale à la naissance, des malformations, et montrer plus tard des retards mentaux. Le paludisme chez l’enfant, quand il ne menace pas sa survie, a des conséquences sur sa scolarité, en raison de la récurrence des crises qui affectent sa santé et le tiennent à l’écart de l’école.

Non seulement le paludisme n’a pas été éradiqué, mais en plus il présente aujourd’hui des résistances. Dans la majorité des pays, la chloroquine n’est plus un médicament efficace, il faut avoir recours à l’artémisinine.

L’accès de populations pauvres aux traitements contre le paludisme est un enjeu international auquel le Fonds mondial, des fondations privées, des partenaires publics et privés essaient d’apporter des réponses. Récemment, un nouveau médicament, combinaison à base d’artémisinine, est né d’un partenariat entre un laboratoire et une organisation rassemblant des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux.

En amont, combattre le paludisme passe par la prévention, en l’occurrence par la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide. L’Unicef en est le premier fournisseur au monde avec 24 millions distribuées sur 2006. Des études menées au Ghana, au Bénin, au Mali et au Sénégal ont prouvé que leur utilisation diminue de 25% le risque d’infection chez les enfants de moins de 5 ans.
24 millions de moustiquaires distribuées par l'Unicef en 2006



Pour Esther Guluma, directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale « Les deux principaux défis de cette distribution sont de pouvoir accéder aux populations et de s’assurer que l’utilisation se fait correctement. Le premier défi renvoie notamment aux situations de conflit : comment distribuer des secours à des populations dans des zones reculées comme en RDC, ou à des personnes en fuite, comme en République Centrafricaine ? L’autre enjeu est de convaincre les communautés de faire dormir les enfants sous les moustiquaires. L’Unicef forme des agents de santé publique qui font la promotion des moustiquaires pour les mères lors des consultations prénatales ou pour les femmes et les enfants à l’occasion des campagnes de vaccination ».

En Afrique subsaharienne, en 2006, pourtant, seulement 4% des enfants dormaient effectivement sous des moustiquaires. Mais entre 1999 et 2003 la distribution a été multipliée par 10. Et des progrès techniques rendent aujourd’hui le produit insecticide efficace sur plusieurs années contre six mois auparavant.

C’est en Afrique australe que les progrès sont les plus significatifs en matière de diffusion et d’utilisation des moustiquaires. La distribution est passée de 2,3 millions en 2002 à presque 20 millions en 2006 : il s’agit, pour la plupart, de moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée. Dans la Corne de l’Afrique, l’Ethiopie a fait aussi des efforts significatifs : le pays, qui compte environ 9 millions de nouveaux cas chaque année, est passé de 1,8 million de moustiquaires imprégnées distribuées en 2004 à 8 millions fin 2006.


Au-delà, le paludisme renvoie à d’autres questions : celle de la qualité des systèmes de santé, mais aussi celle de l’éducation. « Le lien est établi entre la survie de l’enfant et le niveau d’instruction des mères, indique Esther Guluma. Les mères identifient très bien les symptômes du paludisme, mais la prévention n’est pas bien connue, et dans ce domaine, l’éducation des filles joue un grand rôle ».

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