Grippe A : après les écoles, c'est au tour des centres de vacances et de loisirs d'être sur le qui-vive

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Grippe A : après les écoles, c'est au tour des centres de vacances et de loisirs d'être sur le qui-vive

Message par Admin le Mer 1 Juil - 14:21

Grippe A : après les écoles, c'est au tour des centres de vacances et de loisirs d'être sur le qui-vive

LE MONDE | 30.06.09 | 16h11 • Mis à jour le 30.06.09 | 16h11

AFP/MARTIN BERNETTI
Concernant la grippe A, les organismes - comme les colonies de vacances - qui vont accueillir des millions de jeunes obéiront aux instructions des préfets.

L'école est finie mais la progression de la grippe A (H1N1) se poursuit en France, alors qu'une grande part des 12 millions de jeunes du pays s'apprêtent à passer à d'autres formes de vie collective : plusieurs millions sont inscrits dans les centres de loisirs municipaux ; 1,2 million partira en centre de vacances en France ; 100 000 partiront en séjour linguistique, etc. Bref, la mobilisation change de camp : après les directeurs des établissements scolaires, c'est au tour des animateurs et des associations d'être sur le qui-vive.


Poids lourd dans ce secteur (200 000 jeunes de 6 à 18 ans accueillis chaque année), Vacances pour tous (organisme de la Ligue de l'enseignement) ne "voit aucune raison de paniquer". Pierre Tournemire, vice-président, reconnaît que "deux ou trois comités d'entreprise ont appelé pour savoir les mesures que nous comptions prendre, mais nous n'avons eu aucun désistement". A l'UCPA (87 000 jeunes sur 140 sites en France et à l'étranger), on rappelle que "les préfets prendront les mesures qui s'imposent et indiqueront aux centres ce qu'ils doivent faire, si besoin est".
La palme de la prudence revient à l'école des Glénans. Pour ses stages de voile, l'association refuse les jeunes de retour depuis moins de dix jours, d'un pays dit à risque. "On nous dit que le temps d'incubation de la grippe A peut aller jusqu'à sept jours, nous proposons donc aux jeunes qui reviennent du Canada, des Etats-Unis, du Japon, du Mexique, du Panama ou de la République dominicaine, de différer leur séjour d'une dizaine de jours", explique Denis Berhaut, le délégué général.
Chez Nacel et Club langue et civilisation, qui envoient à eux deux 23 000 jeunes en séjours linguistiques chaque été, Gérard Avundo, le directeur des deux programmes, fait partie de la cellule de veille sanitaire. "Notre principe est simple : nous n'allons pas envoyer des enfants là où nous n'enverrions pas les nôtres, précise-t-il. Il nous est déjà arrivé d'annuler des départs. Mais, à l'heure actuelle, nous n'en sommes pas là." Même son de cloche à l'Office de garantie des séjours linguistiques, relais d'information pour de nombreux petits organismes. "De toute façon, fait-on remarquer à l'Association des maires de France (AMF), à l'heure actuelle, en matière de prévention, à part se laver régulièrement les mains et mettre un mouchoir devant la bouche quand on tousse, on ne voit pas ce que l'on peut faire de plus."
DISCRÉTION DES MAIRIES
Les mairies, responsables des centres de loisirs, restent plus discrètes. Selon l'AMF, les grandes villes ont mis en place des plans, souvent agréés par la préfecture, mais ne tiennent pas à en informer le public pour éviter l'affolement ou la ruée sur les masques et les médicaments. "Les maires ont, en la matière, une responsabilité très lourde, précise Laurent El Ghozi, président de l'Association nationale des villes pour le développement de la santé publique. Ils sont tenus de mettre en place un plan de prévention des risques et, en cas d'épidémie, c'est très compliqué. A ce stade, en l'absence d'instructions officielles, on réactualise les plans mis en oeuvre à l'époque de la grippe aviaire, tout en vérifiant les organigrammes, les numéros de téléphone pour joindre les personnes ad hoc, en cas d'urgence."
Les mairies rappellent que la décision de fermeture incombe à l'Etat. "Si nous étions, en France, en alerte de niveau 6, le préfet signifierait au maire de fermer les services publics, dont les écoles et les centres de loisirs. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation prépandémique", dit-on à l'AMF. La mairie de Paris précise que les directeurs de centre de loisirs et de vacances recevront deux documents : le premier rappellera les règles élémentaires d'hygiène ou de précaution ; le second précisera la marche à suivre (prévenir les parents, etc.) si l'Etat décidait de fermer les centres d'accueil. Une mesure lourde de conséquences en Ile-de-France, où vit un enfant sur cinq, soit 2,3 millions de jeunes de 4 à 17 ans. Maryline Baumard, Christian Bonrepaux, Marc Dupuis et Benoît Floc'h

Article paru dans l'édition du 01.07.09.

_________________
Ne remettez pas à demain les mots aimables que vous pouvez prononcer aujourd'hui.
N'oubliez pas de dire "Je t'aime", ces mots si courts et si importants ,
pour ne pas avoir à dire "J'aurais dû lui dire que je l'aimais."
mon site http://www.amis-arts.com
avatar
Admin
Admin

Féminin
Nombre de messages : 660
Age : 74
Localisation : Tourcoing
Date d'inscription : 27/11/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://www.amis-arts.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum