Jeux dangereux et intrusions, les nouveaux dangers des cours de récréation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Jeux dangereux et intrusions, les nouveaux dangers des cours de récréation

Message par kellie le Mar 22 Nov - 19:36

Les établissements du 1er et du 2nd degré sont confrontés à ces risques internes et externes qui menacent directement les élèves et leurs équipes éducatives. Elles doivent redoubler de vigilance face à ces dangers de la cour de récréation.Menace interne : recrudescence des jeux dangereux
La cour d’école constitue un lieu d’apprentissage du lien social dans lequel le jeu tient une place prépondérante. Pourtant le jeu peut mettre les enfants en danger de mort. L’actualité le rappelle régulièrement. Même si l’on ne peut chiffrer exactement l’ampleur de ces pratiques, elles sont récurrentes dans les cours de récréation, et ce de la maternelle au Lycée. De nouvelles formes de « jeux » dangereux apparaissent avec les nouvelles technologies, permettant notamment de diffuser des scènes filmées.
Selon une étude TNS Healthcare Sofres menée en 2007 sur des enfants de 7 à 17 ans, 29% des enfants interrogés disent ne pas connaître de jeux désignés comme dangereux, alors que 84% d’entre eux sont en mesure de citer le nom d’au moins l’un de ces jeux. De plus, 44% des enfants n’ont jamais parlé de jeux dangereux avec un adulte. Chiffre préoccupant, 13% des enfants interrogés connaissent ces jeux mais les considèrent sans danger.
Un guide Les jeux dangereux et les pratiques violentes a été édité par le Ministère de l’éducation nationale pour aider la communauté éducative à prévenir et repérer ces pratiques. Les « jeux » dangereux regroupent des « jeux » de non-oxygénation et des « jeux » d’agression. Les « jeux » de non-oxygénation reposent sur l’asphyxie, la strangulation, ou la suffocation pour ressentir des sensations dites intenses. Le plus connu d’entre eux est le « jeu » du foulard. Les « jeux » d’agression consistent à faire l’usage de la violence physique gratuite, généralement d’un groupe envers une cible. On distingue les jeux intentionnels, lorsque tous les enfants participent de leur plein gré aux pratiques violentes, des jeux contraints, l’enfant qui subit la violence du groupe n’a pas choisi de participer.
Sur cette question, la Fédération des Autonomes de Solidarité recommande aux équipes éducatives de se montrer vigilantes quant à l’utilisation des téléphones portables, d’adopter une attitude ferme quant au respect du règlement intérieur de l'établissement, de pratiquer une surveillance efficace dans les lieux présentant plus de risques (couloirs, cour de récréation, toilettes…).


Menace externe : intrusions dans les établissements
Selon le Ministère de l’éducation nationale, en 2009, le nombre d’intrusions dans les collèges et lycées était en augmentation avec une moyenne de 50 par mois. Depuis mars 2010, l’intrusion dans un établissement scolaire est devenue un délit*.
Selon Jean-Pierre Castello, Président de l’ASL de Paris et directeur de l’école élémentaire de Belleville, il y a deux sortes d’intrusions : « celle d’une personne extérieure ou celle d’un parent d’élève, qui est plus compliquée à gérer ». Pour le 1er et le 2nd degré, ce sont les directeurs d’école et les chefs d’établissement qui doivent prendre toutes les précautions utiles pour limiter l’accès de leurs locaux uniquement :
- aux personnes habilitées de plein droit : les personnels, les élèves et les membres des organes statutaires (représentants des parents d’élèves),
- et aux personnes autorisées ou invitées par le directeur d’école ou le chef d’établissement.
Ces dispositions issues du Code Pénal peuvent être complétées par le règlement intérieur concernant par exemple la prise de rendez-vous avec un professeur.
Face à ces nouveaux risques, la Fédération des Autonomes de Solidarité assure à travers ses colloques et ses formations et dans le cadre de sa convention avec l’Etat l’information de ses adhérents.

* L'article 13 de la loi n° 2010-201 , portant sur la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public, punit d'un an de prison et de 7 500 euros d'amende toute intrusion dans un établissement scolaire et le maintien sans autorisation dans ce même établissement. L'intrusion en réunion ou avec des armes sont considérées comme des circonstances aggravantes pouvant porter les peines jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Les autres articles de ce dossier
Responsabilité de la surveillance de la cour de récréation
Les bons réflexes pour une surveillance effective de la cour
Jeux dangereux et intrusions, les nouveaux dangers des cours de récréation
Comment prévenir les dangers de la cour ?

kellie
Admin

Féminin
Nombre de messages : 1053
Age : 55
Localisation : Nice France
Date d'inscription : 01/12/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://lescoulissesdubar.1fr1.net/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum