La situation des enfants en France

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La situation des enfants en France

Message par kellie le Ven 19 Nov - 7:45


[size=12]En France les conditions de vie des enfants sont, dans l'ensemble, bien supérieures à celles que connaissent et subissent des millions d'enfants à travers le monde. Pour autant, des sujets d'inquiétudes existent.


La pauvreté des enfants :
Il y a en France, d’après l’INSEE, actuellement 1 790 000 enfants pauvres (sur 15 millions d’enfants) dont 960 000 vivent dans des familles touchant un minimum social.

37,7 % d’entre eux soit 675 000 vivent avec leurs deux parents au sein d’une famille nombreuse (3 enfants et plus).
31,5 % soit 565 000 vivent dans une famille comptant un ou deux enfants.
12,1 % vivent avec d’autres personnes que leurs parents.
18,6 % d’entre eux, soit 334 000 vivent dans une famille monoparentale (en quasi-totalité avec leur mère).

La cause la plus évidente de la pauvreté est la situation professionnelle des parents : un chômage qui se prolonge conduit rapidement vivre avec des minima sociaux inférieurs au seuil de pauvreté. La situation familiale joue aussi : un enfant issu d’une famille monoparentale a deux fois plus de risques d’être pauvre qu’un enfant qui vit avec ses deux parents. D’autres facteurs complètent ce tableau. La nationalité : 28 % des enfants de parents non ressortissants de l’Union européenne sont pauvres, contre 6 % pour les Français. Mais aussi la taille de la famille :47 % des enfants pauvres vivent dans une famille de plus de trois enfants, alors qu’ils ne forment que 34 % de l’ensemble des enfants.

Beaucoup d’enfants vivent donc dans l’insécurité économique et sociale et demeurent à l’écart des normes de confort dont bénéficient les autres enfants. Les répercussions sont nombreuses, en particulier sur la santé : ils souffrent davantage de surpoids ou d’obésité, par exemple, que le reste des enfants (21 % contre 15 %). Mais surtout, la pauvreté appelle la pauvreté. Si le niveau de diplôme des parents reste le moteur de la réussite scolaire des enfants, le niveau de vie familial joue également. De la protection maternelle et infantile (PMI) à l’école maternelle, en passant par les allocations familiales, l’effort de la France en direction des plus jeunes est loin d’être négligeable. Selon la Drees, le taux de pauvreté des enfants vivant en France est de 7 points inférieur à celui des enfants du Royaume-Uni, par exemple. On ne peut pas toutefois s’en contenter : en laissant autant d’enfants dans la pauvreté, la France oublie ses valeurs fondamentales et, en même temps, sacrifie une partie de son devenir.


Les droits des minorités :
La France a émis une réserve au sujet de l'article 30 de la Convention relative aux droits de l'enfant. En effet en appui sur l'article 2 de la constitution française, les législateurs estiment que les minorités vivant en France ne peuvent pratiquer leur culture. C'est le principe de souveraineté qui est mis en avant.


La situation des enfants handicapés :
La loi l’affirme : les enfants handicapés doivent être accueillis dans un établissement, spécialisé ou non, proche de chez eux. Ce beau principe posé, rien ne suit. Pour quelques enfants intégrés, des centaines d’autres sont rejetés. Tous les parents le disent, c’est le royaume du système D et de la débrouille.
L’obligation de scolariser les enfants handicapés a été réaffirmée par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Mais, par manque de personnel et faute d’accessibilité des locaux, les portes de l’école sont encore souvent fermées pour les plus handicapés (autistes, polyhandicapés).
Un quart de ces enfants ne sont pas scolarisés. Ce pourcentage atteint 94 % en cas de polyhandicap et 78 % quand le retard mental est sévère. Quant à l’accès aux établissements spécialisés, il relève d’un véritable parcours du combattant.
Selon l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), il manquerait 10  000 places.
La prise en charge reste du ressort des familles, et surtout des mères, qui, au quotidien, suppléent aux carences de l’État. Cet investissement les oblige à quitter le marché de l’emploi et à sacrifier toute activité personnelle. Pour la famille, c’est renoncer aux loisirs, aux vacances avec les frères et sœurs.
L’isolement, le stress, la dépression parfois qu’entraînent toutes ces difficultés font que beaucoup de couples n’y résistent pas. Tout devient en outre plus compliqué avec l’âge, car les parents vieillissent eux aussi. Alors le système D prévaut. Par défaut, des centaines de familles sont contraintes de confier leur enfant à des instituts étrangers, notamment en Belgique. Une situation honteuse pour un pays développé comme la France. Au point que certains parlent de «  déportation  » des enfants autistes. D’autres tentent de s’organiser en créant des structures.
Si la loi du 12 février 2005, puis la Conférence de la famille 2006 ont pris ce problème en considération, si des outils législatifs existent, le décor est planté, mais la loi n’est que la loi. Il faut maintenant veiller à ce qu’elle soit effectivement appliquée.


Les inégalités entre les régions, départements et communes :
La décentralisation accorde des prérogatives aux régions, aux départements et aux communes notamment en matière d'aide sociale. Chacun d'entres eux ne consent pas les mêmes efforts ce qui créer des inégalités dans le traitement des problèmes sociaux.


Le droit de l'enfant à connaître ses origines :
En effet la procédure dite d'accouchement sous X est en contradiction avec la Convention des droits de l'enfant.(voir la page consacrée à cette question).


L'absence de protection pour les mineurs étrangers isolés :
Ainsi, si depuis la fin des années 90, la dénomination de Mineur Etranger non Accompagné est encore usitée notamment en Europe, le terme de mineur isolé étranger est aujourd’hui plus couramment employé et désigne une situation 10 % des accueils de l’aide sociale parisienne concerne des mineurs étrangers isolés en provenance, principalement, des pays de l’Est. La priorité devrait être d’accueillir et d’encadrer éducativement ces jeunes qui ont entre 10 et 20 ans, avant qu’ils ne sombrent dans l’errance ou qu’ils ne tombent entre les mains de réseaux de délinquance et de prostitution. Ensuite, sauf contre-indication manifeste, l’objectif souhaitable semble devoir être de leur assurer un retour « digne et heureux » vers le pays d’origine, dans leur famille. Pour mener à bien ce processus, il faudrait des moyens qui sont encore insuffisants, malgré les efforts d’équipes de la prévention spécialisée et quelques innovations comme le lieu d’accueil et d’orientation de Taverny. [size=12]La vie dans la rue, dans des lieux d’hébergements précaires parfois chez des adultes inconnus ou dans des ateliers clandestins sont autant facteurs de danger pour ces enfants.

Les enfants des rues :
Selon une étude de l'observatoire du Samu social (115) de Paris les demandes d'urgence concernant des femmes auprès du 115 en 2006 ont augmentés de 161% par rapport à 1999.
4 354 femmes ont fait appel au 115 et 787 ont été rencontrées par les équipes mobiles de nuit.Elles sont 19 % à être accompagnées d'enfants ! Autre exemple à Marseille : chassés par les guerres, les persécutions ou la misère, 3 000 enfants arrivent seuls chaque année en France principalement sur le port de Marseille, ces enfants errent en haut de la Cannebière. On estime aujourd’hui à 40 000 le nombre d’enfants livrés à eux-mêmes. Chiffre en nette augmentation provoqué par les flux migratoires venant des pays de l’est et notamment des minorités Tziganes Romaines. Il n’est plus rare aujourd’hui (bien que cela soit interdit par la législation française) de voir de très jeunes enfants proposer leurs services à certains carrefours de nos grandes villes ; pour le nettoyage des pares brises des voitures ou bien encore mendier dans les rues.
La question des enlèvements internationaux d'enfants reste cruciale dans notre pays. Il faut insister sur le fait qu'un enlèvement parental est une violence faite à l'enfant, un acte de maltraitance. Il place l'enfant en position d'objet et les conséquences en sont lourdes.

D'autres points sur lesquels de gros efforts restent à faire :
Pointés par un récent rapport du Haut commissariat aux droits de l'homme des Nations Uniesdes problèmes subsistent en France :
La situation des enfants étrangers dans les zones d'attentes,
La législation et la pratique en matière d'
arrestation et de détention de mineurs.
L'augmentation constante de la
violence, de la délinquance et des enfants victimes de racket et la pratique de jeux dangereux voire mortels.
Des efforts restent à fournir également en matière de
lutte contre la maltraitance (pédophilie, inceste...)
La présence en augmentation d'
enfants prostitué(es),
La mise en place des nouvelles lois qui remettent gravement en cause l'
ordonnance de 1945. Pour rappel elle privilégie la prévention et l'éducation au lieu de la répression.

D'autre part, un certain nombre d'autres faits ont été relevés :
La baisse de fréquentation des restaurants scolaires, conséquence des difficultés financières des familles. Le phénomène est particulièrement vif dans les collèges et lycées.
La
discrimination dont sont victimes certains enfants du fait de leur origine.
Les
conditions de logement parfois difficiles pour certaines familles (insalubrité, saturnisme...)
Le retour du travail des enfants notamment ceux issus des minorités (Tsiganes par exemple).
La
législation sur l'apprentissage pas toujours respectée.
La question des enlèvements internationaux d'enfants reste cruciale dans notre pays. Il faut insister sur le fait qu'un enlèvement parental est une violence faite à l'enfant, un acte de maltraitance. Il place l'enfant en position d'objet et les conséquences en sont lourdes.

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