Tendances générales sur la mortalité des enfants de moins de cinq ans

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Tendances générales sur la mortalité des enfants de moins de cinq ans

Message par kellie le Ven 19 Nov - 7:38


L’analyse des données fournies par les sources nationales, dont les enquêtes à indicateurs multiples (MICS) et les enquêtes démographiques sur les ménages (DHS), indique que des progrès ont été réalisés au niveau de la survie de l’enfant, avec, entre autres, le déclin du taux de mortalité infantile.

L’analyse des données fournies par les sources nationales, dont les enquêtes à indicateurs multiples (MICS) et les enquêtes démographiques sur les ménages (DHS), indique que des progrès ont été réalisés au niveau de la survie de l’enfant, avec, entre autres, le déclin du taux de mortalité infantile.

En 1990, environ 13 millions d’enfants mouraient avant l’âge de cinq ans. Les données que nous avons aujourd’hui recueillies et analysées indiquent que, pour la première fois, le nombre total de décès d’enfants de moins de cinq ans est descendu en dessous des dix millions, à 9,7 millions (2006).

Dans toutes les régions, des pays ont progressé dans la réduction du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. Une diminution rapide entre 1990 et 2006 a eu lieu en Amérique latine et dans les Caraïbes, en CEE/CIS et en Asie orientale et Pacifique.

La diminution du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans en Asie a contribué au déclin mondial. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans en Chine est passé de 45 pour 1 000 naissances vivantes en 1990 à 24 pour 1 000 en 2006, soit une réduction de 47%. En Inde, le taux de mortalité des moins de cinq ans a chuté de 115 à 76 pour 1000 naissances vivantes pendant la même période, soit une réduction de 34%.

Atteindre l’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD), de réduire des deux tiers du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans entre 1990 et 2015, pourrait empêcher la mort de 5,4 millions d’enfants d’ici 2015.

La réduction de la mortalité infantile résulte de l'adoption générale d’interventions sanitaires de base. Celles-ci comprennent la vaccination, l'allaitement maternel exclusif, les compléments de vitamine A, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, le traitement contre le paludisme, la pneumonie, les maladies diarrhéiques et la malnutrition sévère, et le traitement du VIH/sida. La promotion de l’hygiène et l’accès à l’eau potable et aux sanitaires sont également importants pour la survie de l’enfant.

L’application d’autres interventions, comme d’importants traitements pour la plupart des maladies infantiles comme la pneumonie, le paludisme et la malnutrition sévère, reste à la traîne.
[b]Des progrès en Afrique subsaharienne




Même si le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est toujours élevé en Afrique subsaharienne, il existe tout de même des progrès encourageants dans l’application d’un certain nombre d’interventions de santé dans cette région. Des progrès importants ont été réalisés quant à l’allaitement maternel exclusif dans seize pays d’Afrique subsaharienne depuis 1995, avec six pays montrant une amélioration de 20% ou plus. La supplémentation de Vitamine A a augmenté de 73% et il y a eu une réduction de 75% des décès dus à la rougeole. Tous les pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des données sont disponibles ont démontré de réels progrès depuis 2000 dans la couverture en moustiquaires imprégnées pour protéger les enfants contre le paludisme. Les traitements par réhydratation orale pour les maladies diarrhéiques se sont également améliorées pendant la dernière décennie.

Des progrès considérables ont été réalisés dans la mortalité infantile dans certains pays d’Afrique Subsaharienne. La mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé de 29% entre 2000 et 2004 au Malawi. En Ethiopie, au Mozambique, en Namibie, au Niger, au Rwanda et en Tanzanie, le taux de mortalité a chuté de plus de 20%.

Malgré ces progrès, réaliser l’objectif de la réduction de la moitié de la mortalité infantile en Afrique Subsaharienne demande une augmentation annuelle de dix points entre aujourd’hui et 2015.
L’importance de l’aide des pays pour la collecte et l’analyse des données



L’évaluation des progrès dans l’application d’interventions pour la survie de l’enfant est basée sur le vaste travail en cours réalisé par l’UNICEF et ses partenaires afin de contrôler la situation globale des femmes et des enfants.

Avant le milieu des années 1990, il existait des fossés considérables entre la réalité et les données existantes pour contrôler des la situation des femmes et des enfants dans le monde. Par exemple, seulement 38 pays en développement possédaient des chiffres indiquant si le taux de malnutrition de leurs enfants augmentait ou diminuait – un indicateur de base de la santé et du bien-être de l’enfant.

En 1995, l’UNICEF a développé une méthodologie d’enquêtes sur les ménages - les enquêtes à indicateurs multiples (MICS) – afin d’aider ces pays à combler ces importantes absences de données.

Depuis 1995, près de 200 enquêtes à indicateurs multiples ont été introduites dans une centaine de pays. La forme actuelle des MICS a été implantée dans plus de cinquante pays en 2005-2006. Ces enquêtes, en plus des enquêtes démographiques et sanitaires soutenues par USAID, sont la plus importante source d’informations à propos des progrès pour les Objectifs du Millénaire pour le Développement et constituent la base de l’évaluation des améliorations effectuées dans les interventions pour la survie de l’enfant.
[/b]

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