Les mutilations génitales

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Les mutilations génitales

Message par kellie le Ven 19 Nov - 7:37


Les mutilations génitales





La pratique de la mutilation sexuelle est courante dans au moins 28 pays, pour la plupart en Afrique. Par ailleurs, ces pratiques font de plus en plus de victimes en Europe, en Australie, au Canada et aux États-Unis, essentiellement parmi les immigrantes venues d'Afrique et de l'Asie du sud-ouest.

La mutilation génitale féminine / excision (MGF/E) désigne une série de pratiques consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes de la fille ou de la femme pour des raisons autres que thérapeutiques.
La MGF/E est justifiée de plusieurs manières :


  • sexuel : contrôler ou réduire la sexualité féminine ; il s’agit d’atténuer le désir chez la femme et de préserver la virginité avant le mariage ;
  • social : par respect des traditions culturelles, comme un passage initiatique pour les filles devenant des femmes ;
  • hygiénique et esthétique : dans certaines sociétés, les organes génitaux féminins sont considérés comme sales et laids ;
  • sanitaire : en vertu de la conviction selon laquelle cette pratique favorise la fécondité et la survie de l'enfant ;
  • religieux : suite à la conviction selon laquelle la MGF/E serait un impératif religieux.
Toutes les formes d’excision sont préjudiciables à la santé des femmes : ces gestes comportent des risques immédiats (douleurs, hémorragies) qui peuvent causer un état de choc et entraîner le décès. Des complications peuvent survenir, comme les infections pelviennes, les lithiases et infections urinaires, les abcès et kystes dermoïdes, les ruptures de cicatrices, la dyspareunie, les dyménorrhées et les vaginites récurrentes.
D’autre part, des complications surviennent à l’accouchement (dystocie, déchirure périnéale, fistule recto-vaginale et vésico-vaginales, pouvant entraîner la mort de la mère et de l’enfant. L'opération est généralement pratiquée par les accoucheuses traditionnelles – les matrones – qui sont rémunérées et bénéficient d’un statut particulier dans les sociétés traditionnelles.
Pourtant la médicalisation de cet acte s’est accrue dans certains pays au cours des dix dernières années. Cela constitue une atteinte implicite au droit fondamental des femmes à l’intégrité physique et, au lieu de mettre fin à ces pratiques, tend, au contraire, à les légitimer.
L'ACTION DE L'UNICEF
Les méthodes choisies par l’Unicef consistent dans l’ensemble en une approche non coercitive : sensibiliser les communautés aux dangers de la MGF/E et encourager les déclarations publiques d’engagement des collectivités à y renoncer.


  • L’Unicef apporte son soutien aux ONG, comme les associations de femmes et de jeunes, qui sont souvent les partenaires les plus efficaces et les plus favorables à l'organisation de discussions et de débats sur la question. L'Unicef souligne également le rôle de partenaires que les hommes doivent jouer dans le cadre de la lutte contre ces pratiques.

  • L’Unicef coopère étroitement avec des institutions et des chefs religieux qui ont un rôle important à jouer en informant leur communauté des dangers des MGF/E.

  • L’Unicef collabore avec des parlementaires, des groupes de juristes et des ONG afin de recommander des lois interdisant toutes les formes de MGF/E.

  • L’Unicef coopère avec les institutions compétentes des Nations unies afin de mettre au point des stratégies mondiales.

  • L’Unicef coopère avec les médias dans le cadre de campagnes d'information, d'éducation et de communication qui influencent fortement l'opinion publique et les mentalités face aux MGF/E.

  • L’Unicef intègre les informations relatives aux MGF/E à son agenda : il s'agit notamment d'aborder les effets négatifs sur la santé de ces pratiques dans le cadre des formations dispensées aux médecins, aux infirmières, aux sages-femmes et autres prestataires de services de santé et de mettre au point des stratégies éducatives adéquates.
L’Unicef soutient des programmes qui visent à mettre fin aux MGF/E dans 18 pays. On peut mentionner, deux exemples :
- En Egypte, le projet de village modèle sans MGF a été lancé par le gouvernement et des partenaires de l’ONU pour inciter les villages du sud du pays à faire des déclarations publiques contre la MGF/E. L’Unicef apporte une aide aux personnes qui ont renoncé à cette pratique et qui acceptent d’en parler afin de persuader d’autres membres de leur communauté de suivre leur exemple.
- Au Sénégal, grâce à l’action de l'ONG Tostan, des dizaines de milliers de personnes ont déclaré renoncer à cette pratique. Déjà en janvier 1999, le Parlement du Sénégal avait approuvé une loi interdisant les mutilations génitales féminines.
Le Protocole de Maputo, instrument juridique régional qui interdit et condamne explicitement la MGF/E, a été ratifié par 15 pays africains et est entré en vigueur en novembre 2005.









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