Qu'est ce que l'inceste?

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Qu'est ce que l'inceste?

Message par kellie le Lun 8 Nov - 6:30


Qu'est ce que l'inceste?





L'inceste (du latin incestus : « impur ») désigne une relation sexuelle entre membres de la même famille et soumise à un interdit.
Le membre de la famille peut être : un ascendant : parents, grands-parents, beaux-parents, tuteurs, etc. ou un collatéral : oncles, tantes, frères, soeurs, cousin(e)s, etc.
L’inceste existe lorsqu’une conduite à caractère sexuel est imposée à l’enfant à son insu, qu’il en ait conscience ou pas, qu’elle ait lieu une ou plusieurs fois, de façon cachée ou pas. L’abus sexuel n’implique pas obligatoirement une pénétration. Il peut s’agir de toute autre contrainte verbale, physique, ou psychologique de nature à trahir la confiance et l’innocence de l’enfant : baisers, attouchements, exhibitionnisme, insinuations sexuelles répétées, usage de matériel pornographique, simulation de rapports sexuels, etc. toute conduite dont le caractère intrusif est ressentie à plus ou moins long terme par la victime comme une violente atteinte à ses limites et à son intégrité personnelle, entraînant une durable blessure psychique aux effets dévastateurs.
L'inceste et la loi


La loi canadienne


L'article 155 du code criminel définit l’inceste comme suit : « Commet un inceste quiconque, sachant qu’une autre personne est, par les liens du sang, son père ou sa mère, son enfant, son frère, sa sœur, son grand-père, sa grand-mère, son petit-fils, sa petite-fille, selon le cas, a des rapports sexuels avec cette personne.»
La loi française


Le terme d'« inceste » n'était explicitement mentionné, jusqu'en 2010, dans aucun des deux principaux codes (pénal et civil) du droit français, ayant disparu du code pénal après la révolution de 1789. La loi lui a substitué la reconnaissance, comme circonstance aggravante, du fait qu'une agression sexuelle, une atteinte sexuelle ou un viol sur un mineur soit commis par un parent ou tuteur (« ascendant légitime naturel ou adoptif ou toute personne ayant autorité sur la victime »), l'inceste étant ainsi pris en compte.
Par ailleurs, le Code civil interdit le mariage entre parents en ligne directe (article 161), frère et sœur (article 162), oncle et nièce, et tante et neveu (article 163). Il interdit également l’adoption d’un enfant né d’un inceste par son père biologique, si ce père est le frère ou le parent en ligne directe de la mère (article 334-10). Cette disposition permet de ne pas reconnaître la parenté conjointe des incestueux. La Cour de cassation l'a confirmé dans sa jurisprudence (arrêt du 6 janvier 2004).
Le 26 janvier 2010, l'Assemblée nationale a adopté définitivement une proposition de loi mentionnant spécifiquement l'inceste commis sur les mineurs, qui était jusqu'ici considéré comme une circonstance aggravante des crimes et délits sexuels. Les groupes UMP et duNouveau centre (NC) ont voté pour cette proposition de loi, tandis que le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) et celui de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) se sont abstenus, estimant la proposition de loi "insuffisante". Ce texte, présenté par la députée Marie-Louise Fort (UMP), prévoit l'inscription de la notion d'inceste dans le code pénal et dispose que les viols et agressions sont qualifiés d'incestueux lorsqu'ils sont commis "au sein de la famille sur la personne d'un mineur par un ascendant, un frère, une soeur ou par toute autre personne, y compris s'il s'agit d'un concubin d'un membre de la famille, ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait".
La loi n° 2010-121 du 8 février 2010 « tendant à inscrire l'inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d'actes incestueux » a cependant été critiqué par certains juristes, dont Emmanuelle Alain, qui s'interrogeait sur la pertinence d'ajouter au Code des dispositions spécifiques à l'inceste qui pourtant ne crééent aucune nouvelle infraction ni de nouvelles circonstances aggravantes par rapport au droit antérieur, s'apparentant à un simple changement sémantique sans modification sur le fond.
La loi suisse


L'article 213 du code pénal Suisse (livre deuxième, titre sixième) condamne clairement l'inceste en ces termes :

  1. L’acte sexuel entre ascendants et descendants, ou entre frères et sœurs germains, consanguins ou utérins, sera puni de l’emprisonnement.
  2. Les mineurs n’encourront aucune peine s’ils ont été séduits.

La loi autrichienne


211 du code pénal autrichien Blutschande (traduction littérale : déshonneur du sang)

  1. Celui qui accomplit l'acte sexuel avec un parent de ligne droite est à punir d'emprisonnement qui ne dépassera pas un an ferme
  2. Celui qui séduit une personne, qui est un parent de ligne ascendante ou descendante, à accomplir l'acte sexuel est à punir d'emprisonnement de pas plus de trois ans.
  3. Celui qui accomplit l'acte sexuel avec son frère ou sa sœur est à punir d'emprisonnement de pas plus de six mois.
  4. Celui qui n'a pas atteint l'âge de 19 ans lors du crime n'est pas à punir s'il a été séduit.

Historique


Depuis l’Égypte pharaonique et encore récemment dans certains pays comme le Pérou pour la famille des Incas, il était fréquent, dans la noblesse, de se marier et d’avoir des enfants avec un membre plus ou moins éloigné de sa famille. Ces mariages consanguins avaient, au moins, différents sens plus ou moins liés :

  • une imitation de caractéristiques divines (Osiris, époux de sa sœur Isis) ;
  • une manifestation de puissance (non asservissement aux règles ordinaires) ;
  • une concentration de légitimité, assurant aux descendants un maximum d’ancêtres royaux, tout en excluant les autres familles de ces caractéristiques du lignage et, par là, une limitation des risques politiques.

Cette tradition disparaît peu à peu : l’empereur actuel du Japon est le premier de sa dynastie à être marié à une femme ne faisant pas partie de sa famille.
Dans la Rome antique, la violation du serment de chasteté par les vestales était taxé d'incestus et, considéré comme un crime inexpiable, généralement puni par la mort de la coupable, condamnée à être enterrée vivante. Quant à son séducteur, il était fouetté jusqu'à ce que mort s'ensuive... Mais tous les incestes ne méritaient pas le même sort. Ainsi, bien que présenté comme une exigence du peuple de Rome, le remariage de l'empereur romain Claude avec sa nièce Agrippine la Jeune était clairement considéré comme incestueux. Pour apaiser les dieux, on s'adonna à quelques rites purificatoires, et le mariage finit par être accepté.
Au Moyen Âge, la parenté spirituelle comptait aussi pour définir l’inceste : toute union parrain-filleule ou marraine-filleul était ainsi prohibée, mais aussi toute union entre un parent (père ou mère) et le parrain ou la marraine de l’un de ses enfants.
L’inceste n’est pas toujours symétrique par rapport au sexe (par exemple : prohibition des relations oncle-nièce sans prohibition des relations tante-neveu).
Les sociétés qui considèrent le père comme quantité négligeable (parfois faute de le connaître) peuvent néanmoins connaître l’inceste (prohibition des relations oncle-nièce, par exemple).
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L'inceste c'est...

  • un viol, c'est-à-dire tout acte de pénétration du corps par voie vaginale, anale ou orale (rappelons que la fellation est un viol) imposé avec une partie du corps de l'agresseur ou par l'utilisation d'un objet.
  • une agression sexuelle : l'agresseur impose un toucher à l’enfant avec son propre corps (frottements, cunnilingus, masturbation…). L’enfant peut être forcé à pratiquer des gestes de masturbation sur l’agresseur, à l’embrasser ou le toucher où il le demande.
  • l’exhibition sexuelle ou « inceste moral » : faire l’amour devant son enfant, "se promener" nu, tenir des propos à caractère sexuel, visionner des films pornographiques avec son enfant… raconter à son enfant ses aventures sexuelles, le photographier nu ou dans des situations érotiques sont des situations incestueuses.
  • L'inceste c'est aussi le "nursing pathologique". Sous prétexte d'actes d'hygiène ou de soins, l'agresseur passe à l'acte en pratiquant des toilettes vulvaires trop fréquentes, des décalottages intempestifs, des prises de température rectale plusieurs fois par jour sans raison (l'enfant n'est pas malade), des lavements, etc. et ce, parfois, jusqu'à un âge avancé de l'enfant. C'est une relation excessivement fusionnelle qui s'installe dans laquelle l'enfant devient un objet sexuel.

L’inceste est tellement traumatisant que la victime doit dans la plupart des cas, pour survivre, oublier et se plonger dans le déni. C’est un mécanisme de défense qui se met en place pouvant provoquer l’oubli total des faits. Dans ce cas, personne ne peut savoir quand les souvenirs vont se manifester à nouveau. (source : site Internet info science)
L'inceste, comme la personne qui le commet, a plusieurs visages dont l'expression peut prendre plusieurs formes:
- la brutalité,
- il peut être aussi une relation faite de caresses et de séduction qui s'installe et s'immisce peu à peu, emprisonnant la victime: une relation sans violence physique mais dans une violence psychique extrême...
L'inceste c'est l'emprise de l'adulte sur l'enfant qui est enfermé dans une toile d'araignée.

L'inceste c'est parfois l'esclavage d'un enfant qui peut manger dans la cave, dormir dans un cagibi, être battu pour un rien, endosser le rôle de femme de le foyer.

Dans l'inceste l'enfant devient objet sexuel, il peut être prêté à des amis, prostitué à loisir!
L'inceste c'est en vouloir à son corps d'avoir été une proie trop facile, c'est l'automutilation, c'est parfois la prostitution, souvent les conduites addictives... tout pour faire payer ce corps!

Viol ou pas viol, pénétration sexuelle ou non, là ne doit pas être le débat de l'inceste, l'inceste c'est bien plus vaste, bien plus grave, c'est souvent obliger sa victime à s'autodétruire!

L'inceste peut débuter dès la naissance et se poursuivre jusqu'à la vie adulte. Il concerne aussi bien les filles que les garçons.

L'inceste c'est bien sûr un abus sexuel mais c'est avant tout un abus de pouvoir et un abus de confiance.

L'inceste existe dans tout type de famille : il n'est pas lié aux conditions socio-économiques, ni au niveau intellectuel, ni aux convictions religieuses, politiques ou philosophiques de la famille. De même l'abuseur peut être aussi bien une femme qu'un homme

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